Je n’aime pas l’exercice

J’ai dernièrement croisé des gens  qui me disaient ne pas aimer l’exercice. Ça me fait sourire parce que les gens disent en fait qu’ils n’aiment pas être inconfortable. Personne n’aime faire quelque chose à laquelle ils ne se trouvent pas bons et qui les rendent inconfortable et l’exercice fait partie de ces choses-là.

Combien de fois aie-je croisé des gens qui m’ont dit “DÉTESTER” la course. Pour une raison quelconque, soit une perte de poids, une remise en forme, un conjoint qui en faisait, etc, ils ont décidé de quand même courir. Ils ont continué et persévéré. Aujourd’hui, ils sont des adeptes. Ça ne m’étonne jamais et ça me fait toujours plaisir de le constater.

Ce qui est intéressant, ce n’est pas l’exercice en soi que les gens n’aiment pas,  mais leur moins bonne performance. L’inconfort que cela amène. Personne n’aime se sentir inconfortable. Lorsque l’on n’a jamais fait d’exercice ou lorsque ça fait longtemps que l’on n’en a pas fait, c’est plus difficile et c’est définitivement inconfortable. Surtout les premières fois. On est à bout de souffle, on se sent inadéquat, maladroit, mal en point, découragé. Il faut continuer. Il faut sortir de sa zone de confort. Et à mesure que l’on progresse, que l’on devient meilleur, on se trouve bon, beau, adroit et on veut en faire plus. C’est la nature humaine.

exercice et zone de confort“Tous les êtres humains attirés par deux forces : le besoin d’éviter la douleur, ou le désir d’obtenir du plaisir. Si vous ne passez pas à l’action, c’est parce que vous pensez que la démarche  sera plus douloureuse que de ne rien faire du tout ou de ne pas agir. ” Anthony Robbins

Si vous persistez et que acceptez les inconforts que l’exercice vous cause au début, les bénéfices vont commencer à apparaître. Vous aurez plus d’énergie, un meilleur sommeil, vous serez plus centré, plus heureux, vous ferez de meilleurs choix  alimentaires parce que votre désir de performer va augmenter, vous noterez une perte de poids, vous aurez plus de stamina. Et c’est à ce moment là que ceux qui “détestaient” l’exercice commencent à aimer en faire.

Ce n’est pas tout le monde qui veut ou peut faire P90X ou Insanity et c’est normal. Le but n’est pas d’être extrême, mais de bouger. Quand on bouge, tout devient plus facile. Notre mobilité est accrue, on a une meilleure flexibilité et on peut faire à peu près tout ce que l’on veut car on est à même d’acquérir les habiletés nécessaires.

Je ne connais personne qui aime faire la lessive. Pourtant, tout le monde le fait parce que c’est nécessaire si on veut du linge propre. Personne n’aime payer pour l’essence dans sa voiture, pourtant tout le monde fait le plein pour pouvoir rouler. Personne n’aime être malade, pourtant, beaucoup de gens se nourrissent mal et ne bougent pas assez. Quand vient le temps de faire quelque chose qui concerne nos bébelles, on n’y pense même pas, et on le fait. Quand vient le temps de faire quelque chose pour notre santé et notre bien-être, c’est trop difficile, c’est inconfortable et on ne le fait pas. Nos biens passent avant notre personne.

 

Apprenez à vous aimer

Apprenez à vous aimer assez pour apprendre à aimer des choses qui sont bonnes pour vous. Bien manger et bouger font partie de ces choix. Personne n’a dit que c’était facile, mais les avantages sont bien plus grands que les désavantages. Il faut commencer à son rythme avec quelque chose qui nous convient. Vouloir courir un marathon dans 3 mois quand on vient à peine de quitter son sofa est non seulement irréaliste, mais aussi voué à l’échec. Mettez-vous au défi de faire quelque  chose selon votre capacité et respectez votre engagement envers vous-même. Parce que la première personne de qui on voudrait être fière, devrait être soi-même. Et cette fierté nous appartient. Personne ne peut nous l’enlever.

exercice, je suis fière de moi

 

Je demande toujours à mes clients du Y combien de fois ils comptent venir au gym. S’ils me disent 5 jours semaines, je pose la question une deuxième fois, puis une troisième. Souvent la réponse devient 2-3 fois et c’est ce que j’indique sur leur programme. Pourquoi? Si je mets 5 fois et qu’ils ne viennent que 3 fois par semaine, ils se sentent comme un échec. Si j’indique 2-3 fois et qu’ils viennent 3 fois ou plus, ils ont une excellente estime d’eux même et ils sont fiers de leurs efforts. Ils viendront plus souvent.

Faites la même chose. Établissez un objectif qui sans être trop facile est atteignable. Cela vous encouragera à continuer et par conséquent, vous progresserez. Et si vous progressez, c’est parce que vous êtes meilleur. Et si vous devenez meilleur, vous aimerez faire de l’exercice. C’est aussi simple que ça.

 

La valeur EPOC

La valeur EPOC (consommation d’oxygène post-exercice excessive) indique le volume d’oxygène supplémentaire dont votre corps a besoin pour récupérer après une activité physique. Elle représente la «dette» en oxygène suite à l’effort. Plus l’EPOC est élevée, plus l’activité a été à haute intensité.

EPOC

Un entraînement HIIT, High-Intensity Interval Training (entraînement fractionné de haute-intensité), a la particularité d’être composée de courtes périodes d’effort intense alternées de périodes de récupération. Ce type d’exercice vous permettra de créer cette “dette” en oxygène. Le ratio entre les temps de repos et d’effort est généralement de 2 pour 1, mais cela peut varier de 2:1 à 4:1. Cela dépend de votre programme et de la durée de l’entraînement. Quand votre entraînement est très intense, vous allez par défaut avoir une dette en oxygène.

After burn effect

Au cours de votre entraînement à haute intensité, une grande ressource d’oxygène est utilisée pour décomposer les substrats alimentaires en énergie. C’est ce qui crée la dette en oxygène. Par conséquent, le corps continue à dépenser de l’énergie après l’exercice pour ré-oxygéner le sang. Pendant la période post-exercice, le niveau des hormones circulatoires qui se sont accrus pendant l’exercice, reviennent à la normal.

Lorsque vous faites un programme avec des périodes à haute intensité, tel que Insanity ou Turbo Fire, deux choses se produisent. Vous brûlez plus de calories pendant votre entraînement et vous brûlerez plus de calories après l’entraînement et pour plus longtemps.

Il est donc plus avantageux de faire un entraînement plus court à haute intensité que de faire un entraînement à intensité légère à moyenne pour une plus longue durée. Bien que la marche rapide soit un bon exercice, si votre intention est de créer un déficit calorique dans le but de perdre du poids, il est préférable de faire des séances d’exercice HITT ce qui créera un EPOC plus important. Vos efforts seront de plus courte durée mais auront un impact plus important.

 

 

 

 

P90X | Équipement nécessaire

P90X | Équipement nécessaire

P90X Tony HortonL’équipement nécessaire avec P90X

P90X est un entraînement de résistance combiné avec des entraînements cardiovasculaires. Donc à la base, vous allez avoir besoin de quelques haltères avec des poids variables ou des bandes de résistance. Si vous êtes débutant, vous pouvez faire P90X! Vous devrez seulement commencer par des poids plus légers ou des bandes de résistance.

 

Équipement de base:

  • des poids (dans mon cas, 5-8-10-15 et 20 lbs)
  • un matelas de sol (genre yoga)
  • bandes de résistance et/ou chin-up bar
  • blocs de yoga (je n’en possède pas)
  • chaise

 

La première fois que j’ai fait P90X, j’avais des poids variant de 5 à 10 lbs. Pour tout ce qui était des pull-ups, chin-ups etc, j’ai utilisé des bandes de résistance pour le premier mois. Je me suis procurée la barre par la suite. Vous aurez besoin d’une chaise pour vous aidez avec les exercices de pull ups, chin-ups, pour les Triceps dip et pour Plyometrics.

 

Je possède des bandes de résistance de 25lbs et 50 lbs. Les bandes fonctionnent par couleur et elles sont souvent les mêmes d’un fabricant à l’autre. Lors de ma première ronde de P90X, j’ai utilisé la chaise pour m’aider avec les exercices à la chin-up bar. Par la suite, lorsque je me suis procurée des bandes de résistance avec une plus grande résistance, soit les 25 et 50 lbs, j’ai accroché les bandes sur la barre. Cela m’a permis d’augmenter le nombre de répétitions et c’était beaucoup plus plaisant à faire. Oui, j’en faisais plus parce que c’était plus facile, mais je suis passée de 50 lbs (plus facile) à 25 lbs assez rapidement. Encore plus gratifiant. Et mon dos! J’adore mon dos!

Chin up assist

Je n’ai jamais utilisé les blocs de yoga car je suis assez flexible pour les exercices du programme. N’hésitez pas à vous en procurer, ça peut faire toute différence. Le matelas de sol sera important surtout, si vous faites votre entraînement sur une surface dure. Il est nécessairepour le DVD Yoga X et Core Synergistics. Je le recommande.

 

L’engagement, qui ne fait pas partie de l’équipement, est essentiel dans ce programme. Il faut de la volonté, de la discipline et surtout, de la détermination. S’entraîner 6 jours par semaine pour environ une heure pendant 90 jours est tout un défi, mais vous obtiendrez des résultats spectaculaires!

 

Si vous avez des questions, contactez-moi. C’est avec plaisir que je vous aiderai dans votre démarche vers une mise en forme avec P90X.

Courir à Kelowna

Je ne me suis pas entraînée du 25 juin au 30 juin. Ce fut la plus longue période pendant laquelle je n’ai pas fait d’entraînement dans les 18 dernier mois. Je m’étais donnée congé jusqu’à mon retour à Montréal tout en sachant que je participe à la coupe Dix30 qui se tiendra au Parc Pierre Laporte à Boucherville, dimanche le 8 juillet.

Pendant mon séjour à Kelowna, à toute les fois où je suis sortie, j’ai croisé soit des cyclistes, soit des coureurs. Ils sont partout à toute heure du jour. En les voyant, je me sentais paresseuse. Je les regardais avec admiration et ces gens m’inspiraient. Je me disais que je devais faire un petit effort pour courir dans un endroit aussi merveilleux. J’aurai aimé avoir plus de temps et courir plus souvent dans cet endroit vraiment joli. Mais bon, la prochaine fois.

Vue du vignoble Mission à Kelowna. J’étais à environ 2 km plus loin.

Le premier juillet fut la première journée où il a fait réellement beau. Je ne pouvais pas passer cette occasion de courir. J’étais dans le mode rien faire. Une partie de mon cerveau me disait d’y aller et une autre me disait que je pourrais reprendre cette semaine. Pour me convaincre, j’ai mis mes vêtements et mes souliers de  course et finalement, je suis partie.

Ce fut une très belle course. Il faisait un beau soleil, il y avait une petite brise, je ne savais pas trop où je m’en allais, ne connaissant pas le quartier. J’avais mon téléphone en main avec l’application Endomondo qui me permet de mesurer ma distance et ma cadence.

Une particularité du quartier où j’étais est qu’il est en montagne. Moi, qui est habituée à un parcours principalement plat, ce fut un petit défi. La dénivellation n’est pas importante, mais quand même présente. Selon Endomondo, approximativement 11 mètres. Cela m’a fait réaliser que je devrais courir plus souvent où il y a un terrain inégal. L’effort est différent et ça permet de varier. Je suis vraiment contente d’avoir décidé de faire cette sortie.

Je ne suis pas certaine quel impact aura ma pause d’entraînement sur ma course de dimanche prochain. Par contre, j’ai  noté lors de ma course que ce n’était pas plus difficile que d’habitude. Mon constat est que tout ne se perd pas en une semaine, mais il faut que je m’y remette au plus vite afin d’éviter de perdre le rythme.

Nous sommes revenus lundi tard en soirée. Je ne me suis pas entraînée mardi. Retour au travail et surtout manque de sommeil. Je m’entraînerai probablement aujourd’hui, mais je ne sais pas encore ce que je ferai. Je me promets 2 sorties de course d’ici samedi.

L’exercice en vacances

Je suis en vacances depuis mercredi le 20 juin. J’ai réussi à m’entraîner jusqu’à la journée de mon départ. Jeudi, je voyageais, donc ce fut une journée de congé (je ne pourrais pas dire de repos). Avant de mon départ, j’étais déterminée, j’allais m’entraîner, même en vacances. J’ai quelques DVD, mes bandes de résistance, mes souliers de course et mes vêtements d’entraînement. Je suis prête!

Jeudi, nous nous sommes levés à 04:00 heure de Montréal et nous nous sommes couchés un peu après 22:00 heure de Kelowna. Je me suis donc couchée passée une heure du matin, heure du Québec. Pour moi, c’est une assez longue journée. Surtout que j’avais dépassé mon heure de coucher de 4 heures. Je me suis tout de même levée (plutôt réveillée) vers 05:00. Nuit assez courte. Malgré tout, déterminée, je suis allée courir. Bon, seulement 2.6 km, mais j’ai couru un peu quand même.

Je suis à Kelowna pour la graduation de ma fille et pour visiter des membres de ma famille que je vois au plus, une fois par année. Nous mangeons, buvons et surtout veillons plus tard en soirée qu’à mon habitude. Avec la différence de temps, mon système est un peu confus. J’ai un peu de difficulté à gérer mon temps et faire mes exercices. Je ne me lève pas tôt comme d’habitude et nous sommes occupés pendant la journée à faire toutes sortes d’activités. Il m’est plus difficile d’insérer un entraînement dans la journée.

Le moment le plus propice pour m’entraîner est le matin. Mais le matin, quelqu’un est couché sur le divan-lit devant la télé où je pourrais faire mes exercices.  À moins que j’aille courir, ce n’est pas une option.

Pour la course, j’ai fait l’erreur en quittant Montréal de ne pas apporter de vêtements assez chauds. Il fait beaucoup plus frais que je m’y attendais à Kelowna, et tôt le matin, brrrr! J’ai réussi à insérer un DVD de Insanity lundi en après-midi. Mardi, notre emploi du temps a débordé un peu et finalement, pas d’entraînement depuis.

Je me sens un peu paresseuse. Je  ne suis pas très fière de moi. Je voudrais m’entraîner, mais je ne le fais pas. Il y a toute sorte de raison pour ne pas le faire, soit je me lève trop tard, soit il ne fait pas beau, soit on est trop occupé.

J’ai décidé dans le cours de la semaine  que finalement cette semaine, je ne ferais pas d’exercice et je ne me sentirais pas coupable. Je me suis rendue compte que dès que j’ai pris cette décision, la semaine a été plus facile. En fait, pour me déculpabiliser, je me suis dit que je m’étais entraînée pendant plus de 18 mois au moins 5 jours semaines, mais pour la plupart du temps 6 jours semaines. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce processus m’a pris quelques jours.

Je vais m’y remettre, c’est certain, lors de mon retour à Montréal. D’ici là, si je fais une course ou un DVD, ce sera un extra.

Est-ce que c’est comme ça pour vous lorsque vous êtes en vacances? Est-ce difficile de faire vos exercices et de vous entraîner?