Je me suis posée la question, car jour après jour, fatiguée ou pas, malade ou pas, quoique je suis rarement malade, je m’entraîne. Et je me suis dit: il serait intéressant d’identifer quelles sont ces raisons pour pouvoir les partager avec ceux qui ont moins de motivation. Qu’est-ce que je pourrais faire ou dire qui motiverait quelqu’un à bouger? Je prêche bien sûr par l’exemple, mais qu’est-ce qui ferait la différence? Se trouver un but? Un évènement? Une personne? Un projet? Je suis retournée dans le temps pour voir ma relation avec l’exercice. J’ai commencé à bouger au début de ma vingtaine. J’ai toujours aimé l’idée d’être en forme. Aujourd’hui, mon but est de maintenir ce que j’ai acquis pendant tout ce temps. Je veux être capable de continuer de faire Insanity avec ma petite-fille. Elle n’a pas un an. J’ai bien hâte qu’elle saute avec moi. Encore, pour être motivée, il faut avoir envie. Je me souviens de certains moments où je bougeais moins, je contemplais l’idée d’être merveilleusement en forme, mais je ne trouvais pas la force. Qu’est-ce qui a fait que j’ai décidé de m’y mettre. Bien sûr le désir de mieux me sentir, la satisfaction, le bien-être.  Mais, où aie-je trouvé la volonté de le faire? Quel a été le déclic? Je cherche, je pense, je me pose la question sous plusieurs angles, de plusieurs façons et je ne le sais pas. Il me semble que j’ai toujours été comme ça. Je me remémore le temps où je faisais le Twenty minute workout. On était en 1984. Attention avant de cliquer sur le lien, ça pourrait vous démotiver de bouger! Je le faisais à tous les jours de la semaine pendant l’été car je ne travaillais pas encore. C’est là que ça a commencé. Par la suite, je me suis achetée le vidéo de Jane Fonda workout. Étonnant que ce soit toujours en vente. J’étais vraiment dans les activités aréobiques avec les beaux « kit » de l’époque. Vivre les années 80! Par la suite, j’allais au CEPSUM où il se donnait des cours d’aréobie par les étudiants en éducation physique. Je suis par la suite partie en voyage. Lorsque je me suis établie au Cambodge en 1992, j’ai commencé à faire des longueurs. C’était la seule activité sécuritaire que je pouvais faire à l’époque à Phnom Penh. Puis des hôtels ont été construits avec des gyms.  J’ai continué de faire des longueurs et j’allais au gym. Il y avait aussi le stade où je montais et descendais les escaliers entre les estrades. Si ma mémoire est bonne, il y avait une douzaine de sections. Je faisais tour du stade. Intense, surtout quand il faisait plus de 30 celsius!

Vers 1995, les rues étaient plus sécuritaires et c’est là que j’ai commencé à courir tôt le matin. Il faisait beaucoup moins chaud. Je partais à l’aube et je voyais le soleil se lever sur le Mékong à mon deuxième tour. La vie reprenait. Il fallait faire attention aux rats, mais ça, c’est une autre histoire. Mon parcours était autour du parc du monument de l’indépendance de Phnom Penh. Je faisais le tour 3 fois pour faire 5 km.  J’allais jusqu’à la rivière et revenais. Je courais mon 5 km 5-6 jours par semaine accompagné de quelques exercices aux sol. Ce fut une époque où j’étais au summum de ma forme. Lors de mon retour au Canada, en 2000, j’ai continué la course, mais quand le temps froid est arrivé, j’ai arrêté. Après plusieurs années dans un pays tropical, le froid et la noirceur ont eu raison de moi. J’ai recommencé à faire des longueurs, puis pendant peut-être 3-4 ans, l’hiver, je sautais à la corde et l’été je courais. Entre 2004 et 2006, il y a des hivers où je n’ai pas fait grand chose. En 2006, j’ai découvert SparkPeople. Ce site a été pour moi une ressource tant au niveau de l’exercice que l’alimentation. C’est à travers ce site en échangeant avec ses membres que j’ai découvert P90X. C’est en 2010 que j’ai finalement acheté P90X et que j’ai découvert les produits Beach Body et depuis ce temps, je fais m’entraîne avec des DVD ou je cours. Je n’ai jamais été une athlète dans un sport précis, mais en écrivant cet article et en revisitant mes activités physiques des 25 dernières années, je réalise que j’ai toujours bougé! Wow! Quel constat!  Pourtant, je ne me voyais pas comme ça. Pour revenir à ma motivation, je crois que c’est le fait que j’ai toujours plus ou moins bougé et que je suis faite comme ça. Je me sens bien après un effort physique et c’est cette sensation qui fait que je bouge. Quand j’y pense, je crois que je n’ai pas beaucoup de mérite, c’est « built in ». Il y a aussi que j’aime être en contrôle de mon corps. Faire de l’exercice me donne de l’endurance et de la puissance. En poussant la réflexion plus loin, je réalise que la cinquantaine approche et que je ne veux pas faire partie de ceux qui arrête de faire certaines activités parce qu’ils ne sont plus capable physiquement. J’entends bien faire ce que je veux pour longtemps. En bougeant, en mangeant mieux, je me permets de continuer comme si le temps n’existait pas. Je dois vous dire que ça a déjà été beaucoup plus facile! Après deux jours à écrire cet article et à réfléchir sur ce qui me motive, j’en suis venue à la conclusion que ma motivation est de me garder jeune de corps et d’esprit et de pouvoir continuer de faire tout ce que je veux le plus longtemps possible sans restriction. Comme si j’avais 20 ans. Et jusqu’à date, ça fonctionne.

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