Depuis mon retour de Kelowna, mon horaire a un peu changé. En premier lieu, je me suis vite habituée à la différence d’heure lors de mon séjour là-bas, mais j’ai plus de difficulté de revenir à l’heure du Québec, même si la différence n’est que de trois heures. C’est la première fois que ça m’arrive. Ma fille est revenue à Montréal pour 5 semaines. On passe beaucoup de temps ensemble en soirée et par conséquent je me couche plus tard qu’à mon habitude. Ce qui fait que je me réveille trop tard pour m’entraîner le matin.  Je veux à tout prix faire de l’exercice et mon nouvel horaire implique que si je continue comme ça, je devrai m’entraîner en après-midi, ce qui fait l’affaire de ma fille. Elle fonctionne toujours sur son horaire de BC. Elle veut faire de l’exercice, mais avec quelqu’un. Contrairement à moi, elle est beaucoup moins motivée quand elle est seule. À notre retour, elle m’a demandé de l’aider à faire un programme. Nous avons regardé nos options et elle est intéressée par P90X, peut-être Asylum et pour l’instant, elle ne veut pas reprendre Insanity. Elle veut inclure de la résistance dans sa routine, et moi je veux courir. L’option à laquelle j’ai pensé est de faire P90X. Elle ferait le programme avec les poids et moi je le ferais avec les bandes de résistance. Les jours de cardio, j’irais courir et elle ferait les DVD. On s’est dit que ce serait une façon de satisfaire les attentes de chacune et de faire ce dont on a envie tout en s’entraînant ensemble. Finalement, après reflexion, j’ai décidé que pendant son séjour, je m’entraînerai après le travail pour passer du temps avec elle. On rigole tellement! Comme je voulais courir au moins 2 fois avant ma course de dimanche, je me devais absolument d’aller courir au minimum une fois par jour jusqu’à samedi. On en était à cette étape lorsque j’ai eu l’idée de lui demander si elle voulait venir courir avec moi jeudi, en fin d’après-midi. Je lui ai dit que nous pouvions aller à son rythme et qu’il n’était pas nécessaire de courir tout le temps, tant et aussi longtemps que nous allions couvrir la distance qui, au départ, était de 5 km. Elle a accepté non sans une certaine crainte. Vous devez comprendre qu’elle a fait 2 fois Insanity dans la dernière année et qu’elle fait entre autre du kick-boxing, de la Zumba et de la résistance. Mais elle ne court pas. Je sais, pour l’avoir expérimenté moi-même, que d’avoir un bon cardio ne signifie pas nécessairement que courir sera facile. Nous sommes donc parties sur la piste cyclable vers La Prairie avec comme objectif de faire un 5 km. J’avais mon GPS en main et je l’encourageais. « On est à 1km, 2km, à la moitié,  dans 400m tu seras à 4km, etc. Je lui répétais que marcher était correct et que le temps n’était pas important. Il faut laisser son corps s’habituer et l’important est de le faire. Ça n’a pas été facile pour elle. Mais elle l’a fait et l’idée d’abandonner ne lui a jamais effleuré l’esprit. Elle ne cessait de se répeter ( Ben oui! Elle s’auto encourage constamment à haute voix.) « You can do this! Keep going! You can! » Et elle a complété non pas 5, mais 6 km! Elle m’a confié par la suite ne pas avoir été certaine de pouvoir le faire. Maintenant qu’elle sait qu’elle l’a fait une fois, elle sait qu’elle peut le refaire. Je suis extrêment fière d’elle. Suite à cet effort, je lui ai suggéré de courir à nouveau, mais cette fois, de réduire la distance à 3 km. Elle a accepté.  Je voulais voir où elle en était car, suite à ma première course de la saison, le lendemain j’étais courbaturée. Je me demandais comment elle se sentirait et si elle voulait courir à nouveau. Vendredi au réveil, elle était en effet courbaturée, mais elle s’est lancée le défi de courir à nouveau. Nous sommes donc parties  pour un 3 km vers 16:00. Elle l’a complété et encore une fois, elle était très satisfaite et moi très fière. Tellement motivée ma cocotte que nous considérons nous inscrire ensemble à l’étape 4 de la Coupe Dix30 qui aura lieu le 22 juillet. Elle m’a demandé si elle serait prête. Je lui ai dit que si elle voulait le faire, j’allais l’inscrire et que si elle marche le parcours, soit! Elle le marchera, mais le défi est là et je l’accompagnerai. Elle m’a aussi demandé si j’étais parmi les bons coureurs. Je me suis esclamée de rire et j’ai répondu: « Ben non! Je ne suis pas là  pantoute! Mais, vois-tu, je le fais parce que c’est l’fun. » Parce que je cours plus vite qu’elle, elle pense que je suis bonne. C’est flatteur j’en conviens, mais soyons honnête. Je suis seulement quelqu’un qui veut se mettre au défi. Je ne suis pas une athlète professionnelle, mais je suis tout de même quelqu’un qui est relativement en forme et qui aime ça l’être. Si je peux motiver ma fille à courir, je conclurai sans hésitation que j’aurai fait quelque chose de bien pour mon prochain et j’espère qu’à son tour, elle vous inspirera. On est samedi matin et j’arrive de ma course. Ce matin, j’ai fait mon 5 km seule car je voulais le faire à mon rythme habituel. De toute façon, elle dort encore. Si elle veut courir aujourd’hui, j’irai avec elle à son rythme et ça me fera quelques km de plus dans ma semaine. Demain, c’est ma première course officielle et elle sera là pour m’encourager. Elle est intéressée à courir et je crois que l’évènement la motivera. En tout cas, il est certain qu’on s’amusera. Je me sens tellement privilégiée. La vie est belle, n’est-ce pas?

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